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Présidentielle 2027 : Jean-Luc Mélenchon au 20h de TF1

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Version datée du 14 mai 2026 à 10:57 par MimiTiti (discussion | contributions) (Page créée avec « Jean-Luc Mélenchon est intervenu au 20h de TF1 le 3 mai 2026. ''Vous trouverez ici la transcription créée par Youtube et recopiée en l'état. Il y a bien sûr des imperfections. Cette page ainsi que toutes les autres transcriptions sont publiées ici pour avoir la possibilité de retrouver facilement un extrait vidéo afin de le réutiliser ensuite comme exemple, preuve ou référence. (Il serait extrêmement fastidieux de corriger cette transcription bien q... »)
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Jean-Luc Mélenchon est intervenu au 20h de TF1 le 3 mai 2026.

Vous trouverez ici la transcription créée par Youtube et recopiée en l'état. Il y a bien sûr des imperfections. Cette page ainsi que toutes les autres transcriptions sont publiées ici pour avoir la possibilité de retrouver facilement un extrait vidéo afin de le réutiliser ensuite comme exemple, preuve ou référence. (Il serait extrêmement fastidieux de corriger cette transcription bien que ce ne soit pas impossible.)
https://www.youtube.com/watch?v=40ZPq8PV8R0

0:00  Revenons à notre République avec une élection présidentielle qui se profile dans moins d'un

an. Cet après-midi, la France insoumise a réuni ses élus pour

0:08  désigner celui ou celle qui les représentera en 2027. Bonsoir Jean-Luc Mélenchon. Bonsoir

madame.

0:14  Alors dites-nous, votre parti vous a-t-il choisie ? Êtes-vous candidat à la présidentielle ?

Oui, je suis candidat.

0:21  Si vous voulez, ce c'est le contexte et l'urgence qui ont fixé la décision insoumise.

0:27  Oui. Parce que la dernière fois vous aviez dit que vous souhaitiez être remplacé. Qu'est-ce

qui vous a fait changer d'avis ? Ah, pas du tout. J'ai pas changé d'avis.

0:34  Je l'ai été dans toutes sortes de fonctions, c'est-à-dire l'essentiel de ce que je faisais.

Et puis là euh la discussion s'est pas portée sur quel est

0:41  le meilleur candidat du point de vue de je ne sais quoi, quelle esthétique, c'était qui

est-ce qui est le mieux préparé pour faire face à la situation

0:49  qui arrive. Et permettez que j'en dise un mot sans vouloir affoler, mais pour être lucide,

nous entrons dans

une

0:56  saison très agitée de l'histoire du monde. Nous sommes menacés d'une guerre généralisée. Nous

sommes menacés par un

1:04  changement spectaculaire du climat qui va avoir lieu là. Et puis nous avons une crise

économique et sociale qui s'avance vers nous. Alors,

1:12  face à tout ça, pour pas simplement se contenter de réagir, mais dans chaque crise tirer une

opportunité pour le pays

1:21  pour tenir bon, et bien ça ne s'improvise pas. Voilà. Et puis l'urgence, il fallait quelqu'un

d'expérience. C'est ce que vous nous expliquez.

1:29 Je vous laisse le l'appréciation, le commentaire.

1:32  On va dire oui, c'est comme ça qu'on a conclu et puis il y a un paramètre qui ne doit pas

vous échapper. Nous sommes maintenant une équipe nombreuse et tout

1:41  le monde le sait, le voit et ce sera d'ailleurs la grande caractéristique de cette campagne.

Cette équipe va se déployer partout et regardez bien leur

1:50  visage. Beaucoup sont très populaires parce que c'est les visages de notre futur

gouvernement.

1:56 Maintenant, si vous permettez un mot aussi sur

l'urgence, enfin tout de même, vous venez de le dire, nous sommes à moins d'un an du 2e tour de

l'élection

2:05  présidentielle et quoi les divisions internes dans les partis font qu'il y a une multitude de

candidatures et c'est

2:13  la confusion, c'est irresponsable. Nous, c'est carré. Il y a une équipe, un programme, un

seul candidat et on se met

2:21  au travail. Alors, avec votre permission, j'appelle au soutien populaire en demandant à qui

le veut

2:28 d'aider en donnant son parrainage sur mélenchon2027.fr.

2:34  C'est un peu classique mais il faut le faire parce que c'est l'investiture qui compte pour

moi.

2:39  On reviendra à la politique politicienne dans un instant mais vous avez évoqué cette grave

crise sociale qu'on traverse notamment avec les prix du carburant qui

2:47  qui ont explosé. Vous vous proposez quoi aujourd'hui pour résoudre cette crise planétaire ?

Oui. Bah déjà, il faut

2:53  faire face hein et pas croire à la magie comme le font tous les libéraux. Alors, ils se

disent "C'est le marché aujourd'hui, ça augmente demain

3:01  ça baissera. De quoi vous plaignez-vous ?" Non, il faut regarder bien en face ce que ça veut

dire ce qui est en train de se passer. Une masse de gens sont en

3:09  train de se faire voler une partie de leur salaire pour payer l'essence qui notamment leur

sert à aller au travail.

3:16  Donc moi, je ramène tout ça à du concret, hein. Oui, c'est leur salaire qui passe directement

dans les poches des actionnaires de Total. Si je vais

3:24  parler avec l'ancien vocabulaire, je vous dirai c'est de l'argent qui passe du travail au

capital. Mais que faites-vous ? Oui. Oui. Donc on bloque les prix.

3:33  Vous savez que les économistes trouvent que c'est une mesure très dangereuse.

3:36  Oui, les économistes libéraux, les autres pensent le contraire. On bloque les prix. Car

sinon, qu'allez-vous faire ? déprime ceci, déchec cela,

3:44  c'est-à-dire continuer à piocher dans un budget et augmenter la dette ou bien quoi encore ?

Enlever des taxes, on me

3:51  dit "Mais tout ça est absurde. L'État lui aussi consomme des carburants. Donc d'une autre

manière,

on arait l'État." Non, c'est total. Écoutez, je dis au

4:00  patron de Total quand même quelque chose d'assez simple. Vous allez pas mourir si vous

bloquez les prix.

Vous avez gagné l'année dernière plus qu'aucun groupe capitaliste dans toute l'histoire de

4:09  France a gagné. de revenir quand même sur les faits. Le groupe total ne fait aucun bénéfice

en France. Sa filière française est déficitaire et les

4:16  conventions internationales interdrait à la France d'aller taxer un bénéfice à l'étranger.

Quand même important de le préciser ou non mais je ne suis pas d'accord avec ça.

4:25 Ce sont des faits.

4:25  Non non non, ce ne sont pas des faits total et non mais écoutez, je vais lui prendre une

madame, supposons que vous ayez raison. Elle est comme ça, on va pas se faire la guerre sur ce

plateau.

4:35  Oui. Oui. Mais il y a plein de gens qui racontent des tas de choses et ensuite qui les

dément. Et bien c'est donc sur le le super profit qu'il faut prendre et

4:44  tout prendre mais nous devons bloquer les prix. C'est insupportable et ceux qui disent que

c'est

supportable c'est qu'ils n'ont pas les mêmes revenus que

4:52  le comment des mortels. Maintenant parlons des causes. Enfin tout ça ne tombe pas du ciel.

C'est pas une erreur qu'aurait commis les pauvres gens qui ne seraient pas allés assez travailler.

5:01  Tout ça c'est une guerre déclenchée par des gens par deux pays Israël et les USA. Et qui a

déclenché cette situation

5:08  ? a donc une cause politique et donc la réponse sera politique.

5:12  Vous président, la France aurait une position différente face à un Trump imprévisible. Vous

auriez pu faire autrement.

5:18  Évidemment, laissez-moi vous dire ça. Qu'est-ce que vous auriez pu ?

5:21  Si on s'en était occupé sérieusement, le massacre aurait été arrêté. Et mais comment ?

5:27  Je vais vous le dire à l'instant, mais déjà entendons bien ça. Il y a jamais de situation

sans issue. Il y a pas de problème sans solution. Là, le problème

5:35  a été créé politiquement. Et bien c'est politiquement qu'il fallait le régler.

5:39  Comment faire ? D'abord la France. La France une puissance normalement pas quelqu'un qui

s'agite dans un coin et qui accepte d'être maltraité comme l'est

5:47  le président Macron qui change tout le temps d'avis. Donc premièrement, j'aurais fait du

droit international mon drapeau. Deuxièmement, j'aurais créé un

5:54  front du refus avec les Espagnols et nous aurions eu à nos de Ça n'aurait rien changé

objectivement.

5:59  Non mais ça non si écoutez-moi des résigniers il y en a toujours il faut des gens qui aient

toujours espoir

6:07  d'avancer je finis ma démonstration les espagnols et nous nous sommes capables de raller une

bonne partie des pays

6:14  d'Amérique du Sud d'Asie et d'Europe à dire non et on commençait par une chose couper le

rapport de coopération

6:23  commerciale de l'Union européenne avec Israël. Israël ne peut pas vivre sans l'Union

européenne. Et avec ça l'embargo

6:31  sur les armes et avec ça on bloquait le gouvernement de monsieur Netaho parce qu'il faut

désigner le responsable.

6:37  Deuxièmement, même motif pour les USA, pas de survol militaire sur notre territoire. Et moi

je vous dis ces deux-là sont des tigres de papier en

6:46  face d'un monde qui se mobiliserait pour la paix car le monde ne veut pas de la guerre.

Alors, on va revenir à votre candidature. Une candidature, c'est un homme, mais c'est aussi un

programme.

6:56  Vous avez développé l'idée de Nouvelle-Fance. Est-ce que vous pouvez nous aider à y voir plus

clair ?

Comment la définissez-vous cette Nouvelle France ?

7:02  Alors, la Nouvelle-Fance, c'est une analyse d'avoir Je suis stupéfait des analyses, des

présentations racialistes qu'on fait de mon propos. Enfin, ce pays

7:10  est devenu fou. Dès qu'on parle de quelque chose, hop, c'est pour en faire une une approche

raciste. Vous me permettez de contextualiser pour les

7:18  gens qui n'ont pas suivi, c'est vrai que Sébastien Deelogu, qui est de la France insoumise a

beaucoup choqué pendant les municipales en parlant de candidats

7:25  racisés à Saint-Denis, en parlant de Nouvelle-Fance, Fabien Roussell qui est pourtant de

gauche vous accuse de faire du communautarisme et de fracturer la

7:34  République parce qu'une Nouvelle-France, c'est aussi une France ancienne dont on ne veut

plus. C'est c'est un peu ça la polémique tout ça c'est des histoires.

7:41  Euh le mot racisé a été créé par des sociologues pour dire les gens qui sont racisés, écoutez

bien le mot, ça veut dire que la race, elle existe pas, elle est dans les yeux de celui qui

regarde.

7:52  Et celui qui regarde voit l'autre d'abord à partir de l'idée qu'il se fait d'une race. Alors

disons les choses comme elles sont nouvelles par rapport à quoi ? Faut quand même commencer par un

bout. 1958.

8:02  Mais regardez le changement inoui de ce pays. Un français sur trois a un ancêtre étranger.

Une famille sur deux à quitté

8:11  son département d'origine. Enfin, vous ne voyez pas que les femmes les femmes ont un statut

complètement différent de

8:20  celui qu'elles avaient en 1958. Les jeunes, les personnes âgées qui sont plus nombreuses que

jamais. Tout ça c'est la Nouvelle-Fance. La Nouvelle-France, c'est pas un bout de la

8:28  France contre l'autre, c'est toute la France. Mais de cette Nouvelle-Fance, il faut faire un

objet politique. Et

cette Nouvelle-Fance, pardon de vous le dire,

8:36  mais elle est plus connectée, éduquée que jamais. Donc elle veut contrôler, donc elle veut

prendre des décisions.

8:42  Voilà pourquoi la 6e République, c'est le projet de la Nouvelle-France. Tout ça va ensemble.

Mais de grâce, arrêtons avec le communautarisme et et la racialisation de tous les problèmes.

8:52  Parmi les principales priorités des Français, il y a la question de la sécurité. Est-ce que

vous allez en faire un des éléments de cette Nouvelle-Fance ?

8:59  Mais bien sûr et je vais vous dire pourquoi. Parce que la Nouvelle-France, elle déteste les

discriminations et les privilèges et ce qui menace la France aujourd'hui. Attendez la sécurité.

9:08  Beaucoup de vos municipalités veulent désarmer la police municipale.

9:12  Des fois elles sont pas armées, alors pleurez pas. La majorité des communes ne sont pas

armées. Faut là aussi voilà les débats dans ce pays sont devenus

9:19  irrationnels. Quand on parle de laïcité ou de sécurité tout le monde grimpe dans les tours.

Regardons les

choses bien en face. D'abord, commençons par dire que

9:26  ceux qui nuient le plus à l'unité du peuple français, ce sont les privilèges et le racisme.

Voilà ce que ne supporte

9:34  pas la majorité des gens maintenant pour la sûreté. Croyez-vous qu'il y a un seul d'entre

nous qui dira ben non, on s'en fiche. Bien sûr que non, mais il y a une

9:42  manière de traiter le problème, c'est la police de proximité plutôt que les escadrons de CRS

en train de contrôler

9:49  ici et là avec les méthodes que l'on connaît. C'est un exemple, c'est rapprocher les la

police de la

9:57  population dans une relation détendue, pas d'agressivité. Et puis oui, il faut que la police

change de la cave au

10:04  grenier, madame, et je le dis devant tous ceux qui nous écoutent, quand on représente avec

un uniforme l'autorité de l'État et la loi, on doit être

10:13  parfait. Pas un peu parfait. C'est dur mais c'est l'objectif. Or, ce n'est pas le cas.

10:18  Je voudrais quand même vous faire écouter un sonore, une définition de la Nouvelle France

que vous

avez donné en janvier dernier pendant les campagnes des municipales. Il est intéressant.

10:26 D'accord.

10:27  Voyons, nous avons besoin d'élection municipales qui puissent être une démonstration de la

capacité de nos

10:35  liste à incarner la Nouvelle-Fance, celle du grand remplacement, celle de la génération qui

remplace

10:43  l'autre parce que c'est comme ça depuis la nuit des temps.

10:46  Une génération qui remplace l'autre, vous vous l'appliquez pas beaucoup cette règle.

10:50  Ah ben si, je remplace mes parents. Vous aussi ?

10:53 Mais vous restez candidat pour la 4e fois.

10:55  Ah ben écoutez, Chiracle a été quatre fois. Vous aviez pas l'air de vous en plaindre. Et

puis euh le président, non, il y a il y a des précédents dans l'histoire, ne vous inquiétez pas.

Mais

11:04  une génération remplace l'autre. Je voulais me moquer de ceux qui parlent du grand

emplacement comme de la catastrophe finale. Soyons le grand remplacement, c'est un terme

11:12  d'extrême droite. Est-ce que ça veut dire que le RN est votre seul et unique ennemi dans

cette clair là, vous moquez d'eux. C'est grotesque ce qu'il raconte.

11:21  Et le grand remplacement, tant mieux, c'est celui des générations les unes derrière les

autres. Tout va bien.

11:27  Ah ben c'est mon adversaire principal puisqu'il paraît qu'il va gagner.

11:31  Honnêtement, je ne le crois pas. Je sais même pas s'ils seront au 2è tour. La dernière fois,

on m'avait mis 20 points derrière eux. À la fin, à un point près,

11:38  ils étaient pas au deuxème tour. Donc je pense que nous allons les battre à plat de couture

pire encore qu'en 2024.

11:44  Voilà. Et oui, laissez-moi vous dire une chose. Il y a deux visions de la vie.

11:47  Tous ensemble, chacun pour soi. Nous, c'est tous ensemble. Voilà quoi j'appelle tout le

monde et surtout aidez-moi.

11:54  Merci beaucoup Jean-Luc Mélenchon d'être venu confirmer votre candidature pour la prochaine

présidentielle sur notre plateau. Merci infiniment. Voilà,

c'est la fin de ce journal.